Formations de concepteurs graphiques

Publié le : 07 février 20193 mins de lecture

On a souvent dit que la profession d’infographistes (ici ou ailleurs dans le monde) finissait par être une sorte de « simple métier » que tout le monde pouvait exercer. C’est le cas par exemple pour les architectes, les communicateurs, les sociologues ou les artistes qui se sont consacrés au graphisme, et c’est une situation à laquelle les gens et de nombreux professionnels finissent par s’y habituer.

Mais que se passe-t-il si ces mêmes personnes commencent à occuper des espaces de formation professionnelle ? Y a-t-il un danger à l’avenir dans l’exercice réel du professionnel ? Va-t-il perdre de vue la fonction de base réelle d’un infographiste ?

Bien entendu, le concept de profession simple, que quiconque conçoit sans avoir étudié, est l’une des croyances les plus audacieuses et les plus répandues. Elle devient une attitude dangereuse si vous voulez enseigner sans avoir étudié, et plus encore d’exercer le métier de graphiste comme activité quotidienne.

Concevoir, ce n’est pas savoir dessiner, ce n’est pas savoir s’exprimer graphiquement et moins manipuler quelques logiciels. Concevoir, c’est penser, ordonner, communiquer. Concevoir est également un processus mental, assisté par une esthétique et est totalement communicationnel. Le vrai graphiste est celui qui connaît les profondeurs et les détails qui composent son métier, les mêmes que ceux de tout autre métier « sérieux » pour ainsi dire. Et c’est ce qui devra être valorisé lors de la formation d’apprenants et de personnes destinés à former d’autres professionnels.

Dans les salles de classe, les noms d’Otl Aitcher, d’Herb Lubalin, de Max Miedinger, de Fust, d’Iten, de Glasser, de Litzinsky, de Vox et de Talbot, demeurent des références dans le métier.

Est-ce que ces informations et d’autres détails plus significatifs sont connus des concepteurs graphiques ? C’est certain que les véritables concepteurs graphiques pourraient consacrer des heures entières à la référence et à l’utilisation correcte de chacun des termes et concepts évoqués précédemment, mais on peut aussi dire qu’il y en a certains qui ne les comprennent pas et ne savent même pas qu’ils existent.

Il faut donc comprendre que le métier de concepteur graphique regorge de détails, qui touchent à la fois des aspects théoriques voire historiques et pratiques. L’important est de garder à l’esprit qu’en tant que formateurs, c’est à eux qu’incombe la lourde tâche de former de nouvelles générations de concepteurs graphiques maîtrisant tous les fondamentaux du métier.

Méthodologie pour la conception d’automates finis avec sorties

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